HLM : la Solution Française à la Crise du Logement
Il y a en France des mythes qu’on n’ose plus interroger, car ils sont devenus des dogmes d’État. Le logement social en fait partie. L’Eglise avait l’eau bénite, la République a ses HLM. Ça se sert à rien, mais c’est sacré quand même. Chaque gouvernement y trempe les doigts avec ferveur, en espérant exorciser la crise du logement, la précarité et la ghettoïsation. Evidemment, ça ne marche pas. Mais ce n’est pas grave. L’important, c’est de croire que ça va marcher.
Vous voulez pas de HLM ? Vous en aurez quand même !
Les lois socialo-communistes françaises obligent les communes à avoir 25 % de logements sociaux. Au départ, l’intention était belle mais complètement idiote ; comme toujours. Papa Etat voulait forcer les riches à accueillir les pauvres, et faire du pays une grande colocation multiculturelle et solidaire.
Quel est le résultat ? Un marasme kafkaïen où l’on construit des bâtiments moches comme des furoncles pour répondre à des quotas absurdes. Une catastrophe où les communes paient des amendes pour échapper au chaos que la loi leur impose, et où les bailleurs sociaux jouent au Monopoly dans une opacité totale.
HLM : La grande machine à clientélisme
Les HLM, c’est d’abord une formidable machine électorale. Un vivier de voix captives, un outil de troc politique. Tu veux un logement ? Vas-y, vote pour moi.
Le logement social est une attribution discrétionnaire en échange d’un petit service. Le tout géré sur une table recouverte d’une nappe aussi transparente que du plomb. Bienvenue dans le royaume des passe-droits, des listes d’attente à rallonge, et des trafics discrets. Bienvenue en République française.
Les chiffres illustrent à eux seuls le naufrage. Plus de deux millions de foyers sont en attente, pendant que d’autres occupent indéfiniment les mêmes logements depuis trente ans, parfois même après avoir vu leur situation s’améliorer. Pourquoi bougeraient-ils ? Le loyer est subventionné, et la République vous doit bien ça.
La mixité sociale en HLM
Si ce n’était que ça, on s’en accomoderait. Mais ce n’est pas tout. Le génie français va beaucoup plus loin. Il ne suffit pas de loger les cas sociaux et les allogènes qui ne parlent que le wolof ou leur dialecte berbère. Il faut les mélanger de force avec des classes moyennes qui n’ont rien demandé.
On appelle ça la « mixité sociale ». C’est une forme de cohabitation obligatoire entre ceux qui bossent, et ceux qui vivent intégralement aux crochets de l’Etat ; entre ceux qui épargnent, et ceux qui claquent leur RSA dans un téléphone hors de prix pour appeler la famille à l’autre bout du monde en hurlant dans le combiné ; entre ceux qui dorment à 22h pour être en forme le lendemain, et ceux qui font la fête à 3h du matin.
Les HLM, ou l’égalitarisme forcé
Car la République égalitariste ne voit pas de différence entre des travailleurs et des glandeurs. Tout est égal. Tout se vaut. Et quitte à niveler, autant le faire par le bas ; par le haut, ça demande du travail et des efforts.
Les HLM, au départ, c’était pensé pour permettre aux jeunes couples travailleurs de se lancer dans la vie sans avoir besoin de vendre un rein pour avoir un toit au-dessus de la tête. C’était fait pour favoriser les besogneux. Avec le temps, la France en a fait des cloaques que les travailleurs modestes fuient de toutes leurs forces.
Et quand les promoteurs tentent de contenir le problème en regroupant les HLM entre eux, façon afin de contenir la putréfaction, l’Etat s’indigne. Il faut diluer les problèmes, pas les concentrer ! On répand donc l’infection aux quatre coins des villes. On saupoudre le poison au-dessus de chaque quartier pour être sûr que le remède tue le malade. Et tant pis si personne ne veut de ça. La volonté du peuple n’intéresse pas la République.
Une politique du logement conçue pour l’enfermer
Pendant ce temps, la crise du logement explose. Les loyers flambent. Les investisseurs fuient. Les maires se battent pour échapper aux quotas. Et les classes moyennes n’ont plus les moyens de se loger convenablement ; elles sont trop pauvres pour acheter, trop honnêtes pour tricher. Et quand bien même elles auraient droit à un HLM, elles ne voudraient pas y mettre les pieds. Elles sont coincés.
Mais en France, quand une politique échoue, on ne la corrige surtout pas. Au contraire, on l’intensifie ! Si ça ne marche pas, c’est qu’on n’en a pas mis assez de moyens, c’est qu’on n’a pas assez expliqué. La solution proposée par les responsables est forcément la bonne. C’est le peuple qui est trop con pour comprendre.
Alors on impose des quotas, des amendes, des injonctions, et on rajouter une couche d’idéologie moralisatrice par-dessus pour stigmatiser tous les opposants à la mauvaise politique. On tape sur les maires récalcitrants, on brandit la mixité comme une arme, et on fait la morale depuis des arrondissements parisiens miraculeusement épargnés par les HLM.
Les HLM, c’est cassosland
Car soyons clairs : tout le monde sait que les HLM concentrent une misère que plus personne ne veut voir. Le problème, ce n’est pas la solidarité, c’est le communautarisme. Le problème, c’est pas de vivre avec des pauvres, mais de ne plus se sentir en France au milieu d’un territoire français. Et le vrai scandale, c’est que personne dans les élites n’accepte de vivre à côté de ce qu’il impose aux autres.
Les élus de gauche n’ont pas de HLM dans leur rue. Les sociologues vivent dans des quartiers protégés. Les journalistes prônent la mixité depuis des duplex Haussmanniens. Et pendant ce temps, le « Nicolas moyen », qui est pressé fiscalement et méprisé moralement, se retrouve à payer le loyer d’un système qui l’a rayé du contrat social.
Les HLM, c’est laid à en crever
Un autre aspect dérangeant du HLM, c’est son aspect visuel, son esthétique. Ce n’est pas juste moche. C’est laid, hideux. Quand on imagine des HLM, on se représente immédiatement un lot de tours verticales ou horizontales, gris sale, entourées de béton.
Ce sont des blocs économiques, construits à la hâte, pour y loger des êtres humains comme on logerait des lapins dans des cages.
Un tel environnement nuit à l’esprit humain, à la santé mentale et à la stabilité nerveuse. On ne peut pas être heureux ou épanoui quand on réside dans un environnement aussi abominable.
La simple idée de rentrer dans une de ces barres chaque soir pour y dormir donne à n’importe quel individu sain d’esprit de se jeter par la fenêtre.
Maintenir des gens là-dedans, c’est les maintenir dans la crasse et dans la médiocrité.
Karl Lagarfeld a dit : « Les pantalons de jogging sont un signe de défaite. Vous avez perdu le contrôle de votre vie, donc vous sortez en jogging. » Tout le monde s’est fichu de lui et l’a traité de bourgeois, mais il avait raison. Bien s’habiller, ça demande du temps et des efforts. Quand vous sortez bien habillé, vous investissez du temps et de l’énergie dans quelque chose avant même d’avoir passé la porte de chez vous. Mais quand vous sortez en jogging, vous montrez que vous avez abandonné l’idée même de faire le moindre effort.
Les HLM, c’est pareil. Vivre dans des endroits aussi répugnants, ça coupe toute envie de faire quelque chose de productif. Quand vous sortez d’une tour immonde, vous savez que vous allez devoir revenir y dormir le soir, et vous regrettez même d’être sorti.
On ne peut qu’être dépressif quand on vit dans un tas de merde pareil.
La République a construit ces immondices pour maintenir les habitants dans la pauvreté.
HLM, un pilier sacré de la République
Le logement social en France n’est plus une politique : c’est une religion d’État. Avec ses dogmes, ses prêtres, ses hérétiques. Il ne faut pas seulement y croire ; il faut surtout s’y soumettre. Ce n’est pas fait pour loger, mais pour acheter la paix sociale dans certains quartiers et punir la classe moyenne dans les autres.
Et surtout, il ne faut jamais remettre en question cette liturgie. Sinon, on vous traitera de facho, d’égoïste, d’antisocial. On vous rappellera que la République, c’est le vivre-ensemble. Même si c’est dans la peur, la rancune, et la fuite vers la périphérie.
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