NOUVELLE : L’Homme qui n’aimait pas Pascal PRAUD
Résumé
Dans un village tranquille, un problème inattendu s’est installé. Les vieilles dames préfèrent accorder leur attention à des vedettes de la télévision plutôt qu’à leurs maris.
Face à cette menace existentielle, René a décidé de réunir ses vieux amis pour réagir. Pas avec des mots, mais avec un plan.
Un plan simple… Et totalement absurde !
L’idée ? Faire venir Pascal PRAUD, le célèbre journaliste dont s’est entichée sa femme, dans le village pour lui faire passer l’envie de suborner sa femme. Le plus beau, c’est que ce plan a marché !
Découvrez comment Pascal PRAUD va se tirer de ce guêpier à travers cette nouvelle comique que j’ai écrite !
CHAPITRE 2 : René est décidé à récupérer sa femme
René passa le reste de la journée près de sa femme et écouta les émissions de son ennemi en sa compagnie. C’était encore Monique qui le connaissait le mieux. Il fit tout son possible pour tirer d’elle les informations utiles.
Au début, Monique fut surprise par ce changement d’attitude, mais elle l’accepta rapidement avec enthousiasme et partagea avec son mari toutes les anecdotes dont elle avait connaissance sur les différentes émissions, l’équipe, les amitiés, les tensions, les sujets de discorde, les dates d’anniversaire des uns et des autres, les lieux dans lesquels ils passaient les vacances, et leurs plats préférés. Si elle avait connu les adresses des établissements scolaires fréquentés par les enfants, elle les aurait données, pour prouver qu’elle était une spectatrice méritante.
La nuit tombée, comme René semblait intéressé, elle poussa le vice jusqu’à lui faire visionner des rediffusions d’anciennes émissions qu’elle connaissait déjà par cœur.
« Encore plus de Pascal PRAUD ? » souffla-t-il d’une voix presque éteinte. Il prit le temps de respirer, d’essuyer la sueur qui perlait sur son front, et accepta d’endurer ce supplice quelques heures supplémentaires. Il faisait acte de contrition pour améliorer sa compréhension de son rival.
Au cours d’un visionnage, il s’enquit de savoir ce que Monique pouvait bien lui trouver, mais sa femme fit des manières. Ses réponses glissaient comme une anguille, elle était gênée aux entournures.
« Tu penses souvent à lui ? En dehors des émissions, je veux dire. Monique ? La nuit, tu rêves de lui ? Monique ? »
Elle avait botté en touche à la manière des femmes, et René n’avait jamais réussi à obtenir le moindre début de réponse claire. Il reporta donc toute son attention sur l’écran, décidé à trouver une faille dans ce personnage de télévision.
Le lendemain, il retourna au Café de la Cloche avec un cahier et un crayon, décidé à établir un plan de bataille.
Au début de la discussion avec ses amis, il ne put s’empêcher de laisser s’écouler tout son ressentiment pour le journaliste qui faisait éclater son ménage sans la moindre vergogne.
- Pfff, fit-il. Il est maquillé sur le plateau ! Il a une oreillette pour que ses assistants lui soufflent les bonnes répliques. Et ses costumes, je suis sûr que c’est même pas les siens, c’est prêté par les producteurs de l’émission.
- Eh oui, répliqua Gaston, c’est comme Julien LEPERS. Il avait une oreillette pour connaître toutes les réponses aux questions compliquées. Personne ne peut tout savoir comme ça. Mais ça suffisait à illusionner ma femme qui le prenait pour un génie.
- Par contre, renchérit Mouloud, Nagui a les moyens de se payer tous les costumes de la planète. Il a touché des centaines de millions d’euros d’argent public. Tout notre pognon passe dans les costumes de Nagui.
Le patron du Café de la Cloche fit remarquer à tous ces hommes que leurs tracas seraient réglés s’ils avaient consenti à tringler leur femme la veille au soir, mais ils ne voulurent pas entendre ces paroles, car ils estimaient que le problème était beaucoup plus profond que ça. On ne pouvait pas tout régler avec un passage par le plumard. Plus à leur âge, du moins.
- Bon alors, fit Roger, quel est le plan ?!
- Eh bien j’ai réfléchi, assura René. On va l’attirer ici avec un prétexte qui va faire mouche. Pour cela, il nous faudra un musulman.
- Mais… Où veux-tu qu’on trouve ça ? demanda benoîtement Gaston.
- Mouloud ! renchérit René. Tu vas jouer le musulman !
- Moi ? Mais je mange le porc !
- Pascal PRAUD n’en saura rien.
- Demandez plutôt à Boniface. Il est noir ! Noir !
- Non ! Un musulman qui s’appelle Boniface, personne n’y croira, alors que Mouloud c’est déjà beaucoup plus charia compatible. Et puis t’as la tête de l’emploi.
L’arnaque était facile à monter. On était en décembre. La période était à Noël, au petit Jésus, aux bûches et aux sapins. Il suffirait de raconter au standard téléphonique de Cnews qu’un musulman forçait la localité à vivre selon la loi islamique et interdisait même aux boulangers de vendre de la bûche ! Il faudrait passer l’appel dès le matin, pour que la rédaction puisse transmettre l’information au journaliste vedette qui en parlerait alors dans son émission du soir.
- Mais… et une fois qu’il sera là, tu lui feras quoi ? lui demanda Gaston.
- Oh, c’est très simple… répondit René. Je vais lui tirer les oreilles, moi, au jeunot !
Chapitre 1 : Pascal PRAUD, briseur de ménage
Chapitre 3 : Le quartier général des vieux fourneaux
La page dédiée à la nouvelle L’Homme qui n’aimait pas Pascal PRAUD.
