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Georges Dujura

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  • Comment calmer un journaliste ? (chap 8) | Nouvelle comique absurde
L'homme qui n'aimait pas Pascal PRAUD, nouvelle comique absurde

Comment calmer un journaliste ? (chap 8) | Nouvelle comique absurde

Auteur22/05/202622/05/2026

NOUVELLE : L’Homme qui n’aimait pas Pascal PRAUD

Résumé

Dans un village tranquille, un problème inattendu s’est installé. Les vieilles dames préfèrent accorder leur attention à des vedettes de la télévision plutôt qu’à leurs maris.

Face à cette menace existentielle, René a décidé de réunir ses vieux amis pour réagir. Pas avec des mots, mais avec un plan.

Un plan simple… Et totalement absurde !

L’idée ? Faire venir Pascal PRAUD, le célèbre journaliste dont s’est entichée sa femme, dans le village pour lui faire passer l’envie de suborner sa femme. Le plus beau, c’est que ce plan a marché !

Découvrez comment Pascal PRAUD va se tirer de ce guêpier à travers cette nouvelle comique que j’ai écrite !


CHAPITRE 8 : Comment calmer un journaliste ?

Les vieillards contraignirent les journalistes à grimper à l’arrière de l’utilitaire. René monta avec eux pour les tenir en respect, tandis que ses amis étaient montés à l’avant et avaient pris le contrôle du véhicule.

Certes, nos retraités n’étaient plus très vaillants, mais l’un d’eux était armé d’un fusil, et cette seule arme avait un pouvoir dissuasif considérable.

Un jour, dans un reportage, un policier avait expliqué à Jean qu’un chien d’attaque avait le même pouvoir dissuasif que trois hommes musclés. Une arme à feu, comme un fusil, valait quant à elle facilement dix hommes.

Et ce n’était pas tant le fusil qui terrorisait les journalistes, mais plutôt le fait qu’un vieil homme tout souriant une heure plus tôt ait changé si vite de registre. Nos journalistes parisiens étaient pétrifiés.

Évidemment, il était plus de midi, il n’y avait donc personne pour être témoin de cet enlèvement et porter assistance aux victimes.

Le voyage dura peu de temps, mais le cœur des journalistes avait eu le temps de dépasser les cent battements par minute.

Une fois à l’arrêt, la porte coulissante de l’utilitaire s’ouvrit sur le petit château campagnard près duquel s’était déroulé l’interview du dangereux Momo. Il appartenait à une vieille famille aristocratique qui n’y venait plus qu’une fois l’an, et il avait acquis une terrible réputation de lieu hanté. Les jeunes des environs l’appelaient le « Château de la Mère des Ténèbres », car, parfois, en y passant à la nuit tombée, on y entendait comme des pleurs attribués à des sévices prodigués par une mère qui torturait ses enfants dans la solitude de la bâtisse enténébrée. Seul Mouloud, qui n’était pas en proie aux superstitions européennes, avait accepté d’y assurer des travaux de réparation et de jardinage.

Les journalistes furent conduits dans le vaste hall d’entrée du château, où ils furent ligotés sur une chaise. Ils étaient bel et bien pris en otages, et la requête de leurs geôliers était simple. Ils devaient se débrouiller pour faire venir Pascal PRAUD jusqu’ici, car ils avaient deux mots à lui dire.

« Et Nagui aussi ! » rugit Mouloud, qui revenait du sous-sol dans lequel se trouvait le compteur électrique qu’il venait de relancer pour éclairer les lieux.

Nagui attendrait, tonna Gaston. Il y avait déjà fort à faire avec le présentateur de Cnews.

  • Alors, dit Roger à l’adresse de Jean, vous avez compris ? Si vous voulez sortir d’ici, c’est simple, demandez à votre Pascal de venir vous libérer ! On verra s’il fait toujours autant le malin sorti de son plateau de télé !
  • Mais vous lui voulez quoi à ce mec ? Vous êtes complètement tapés ma parole !

Là, René marcha tranquillement vers lui, plia les genoux tant qu’il put pour regarder ce petit journaliste bien en face, et il lui dit : « Ton patron… Il se tape ma femme ! »

Jean resta interdit face à cette explication. Il craignit d’avoir mal entendu. Il allait lui poser des questions pour mieux comprendre la situation, mais ce ne fut pas nécessaire. René entama un monologue que nul n’eût pu arrêter. Il était question d’une relation adultérine qui passait par les moyens de communication modernes, et qui se traduisait très concrètement par le détournement de sa vieille rombière du droit chemin. Un homme marié ne pouvait pas tolérer un tel affront. Le malandrin allait devoir venir s’expliquer sur place !

Gaston avait justement rapporté du matériel de communication de l’utilitaire. Les Parisiens, désireux de sortir de ce cauchemar, lui expliquèrent avec beaucoup de diligence le fonctionnement des appareils et passèrent un appel à Paris dès que la communication avec le standard téléphonique de Cnews fut établie.

Mais Magalie, que Jean avait beaucoup insultée tantôt, n’accorda aucun crédit à ce SOS. Elle était persuadée que Jean et son équipe lui jouaient un tour afin qu’elle se ridiculise auprès des instances dirigeantes de la chaîne et qu’elle soit licenciée.

  • Mais putain de bordel de merde, fulmina Jean, espèce de gros laideron de chiasse, bouge ton énorme cul de salope obèse et appelle les patrons ! Chienne de garce va ! Y a non-assistance à personne en danger, pauvre conne débile ! Mets ta bouche au service d’autre chose que la bite de ton clébard dégueulasse et sauve-nous la vie, misérable putain vérolée ! Les vieux connards vont nous flinguer, connasse ! On est en danger, sale raclure de chiotte va !

Les vieux messieurs furent amusés par ce langage et se remémorèrent leur jeunesse. Tous avaient connu une femme facile, semblable à cette Magalie, qui s’allongeait sur simple demande. Alors, pour s’amuser un peu, ils prirent le matériel de communication et s’éloignèrent des journalistes en pleine crise de tachycardie.

Mouloud prit l’émetteur et commença à tenir des propos salaces à la demoiselle. Ses amis, qui étaient agglutinés autour de lui, firent part à la coquine des pensées impures qui traversaient leur esprit.

Les propos qu’ils tinrent scandalisèrent tant la jeune femme qu’elle courut prévenir ses supérieurs que des hommes pervers lui faisaient des propositions indécentes au téléphone. Il ne suffit au chef de Magalie que d’une minute pour comprendre la situation et mesurer l’ampleur du drame qui risquait de se produire. Il assura aux terroristes qu’il allait donner suite à leur demande. Pascal PRAUD allait venir libérer son équipe de journalistes, c’était promis.

  • Ah ! fit Mouloud. Choukran. Choukran beaucoup. Nikoumouk. Et… Allah Akbar. Mais nikoumouk énormément. Ni-kou-mouk ! J’espère que c’est bien clair. Salam Ali koum tout le monde. A bientôt et longue vie à Jésus, mort sur la croix pour racheter nos fautes.

Après avoir coupé la communication, les retraités étaient très satisfaits de la prestation de leur vieil ami. Cette fois-ci, c’était sûr, ils allaient être considérés comme de dangereux terroristes par la France entière et Pascal PRAUD allait devoir leur rendre une petite visite.


Chapitre 7 : La mystification est mise au jour

Chapitre 9 : Des djihadistes dans le fin fond de la campagne française

La page dédiée à la nouvelle L’Homme qui n’aimait pas Pascal PRAUD.

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