Skip to content

Articles récents

  • IA chinoise et Nouvelles routes de la soie
  • MISTRAL AI : La France va-t-elle rater le train de l’IA ?
  • Le surhomme existe-t-il encore ?
  • Harcèlement d’ambiance en milieu professionnel : vers l’autocensure générale
  • Travail tertiaire et destruction psychologique : Angela Moss, Mr. Robot

Most Used Categories

  • Atelier d'écriture (72)
    • Mythologies françaises (43)
    • La vraie vie des vrais gens (11)
  • Carnet (22)
  • Mes textes littéraires (11)
    • Textes courts (11)
  • Imaginaire (20)
  • Analyses rhétoriques (8)
  • Satires (51)
  • Spiritualité (17)
Skip to content

Georges Dujura

Passeur de culture

Subscribe
  • Accueil
  • Mes textes littéraires
    • Textes courts
      • L’Homme qui n’aimait pas Pascal PRAUD
  • Atelier d’écriture
    • Nouvelles Mythologies Françaises
    • La vraie vie des vrais gens
    • La Contre-histoire de l’humanité
    • Parodies de L’Observateur, le MGTOW
    • Satires
      • Portraits satiriques de politiciens
    • Plaidoiries
      • Procès des dirigeants russes
    • Eloges
  • Imaginaire
    • Littérature
    • Complotisme
    • Palimpseste
    • Roman Minute
  • Métaphysique
    • Spiritualité
    • Philosophie
  • Carnet
    • Analyses rhétoriques
    • Notes de lecture
  • Chaîne YouTube
  • Home
  • Carnet
  • IA chinoise et Nouvelles routes de la soie
L'IA chinoise et Nouvelles routes de la soie

IA chinoise et Nouvelles routes de la soie

Auteur28/09/202628/09/2026

Introduction : La Chine, ses IA gratuites, et ses Nouvelles routes de la soie

Pourquoi la Chine distribue-t-elle gratuitement une intelligence artificielle qui lui a coûté des milliards à développer ? Ça paraît absurde… sauf si son véritable objectif n’est pas de vendre une IA, mais de faire du monde entier son écosystème.

Et si la Chine n’avait pas besoin de battre les États-Unis en intelligence artificielle pour gagner la guerre de l’IA ?

Je vais vous montrer pourquoi les modèles open source chinois pourraient contribuer à bâtir les nouvelles Routes de la soie numériques, et comment l’IA est en train de devenir un instrument de puissance géopolitique bien plus qu’un simple outil technologique.

A voir sur YouTube

(Mon développement va s’appuyer en très large partie sur les tweets de BetterCallMehdi, qui vit et travaille en Chine, et qui explique de l’intérieur comment fonctionne l’innovation chinoise. Ce sont ses tweets qui m’ont poussé à comprendre les enjeux géostratégiques de l’IA et à faire cette vidéo. Si cet exposé vous intéresse, son compte vous passionnera, je n’ai aucun doute à ce sujet.)


Brève histoire des routes de la Soie

Panorama rapide des routes de la soie

Historiquement, les routes de la soie sont un ensemble de routes terrestres et maritimes qui reliaient la Chine à l’Europe, au Moyen-Orient, à l’Inde et à l’Afrique.

Ce n’était pas une route unique, mais un maillage de milliers de kilomètres à travers des déserts, des montagnes et des mers.

C’était le principal réseau d’échanges entre Orient et Occident pendant près de 1 500 ans, depuis le 2e siècle avant JC.

Les enjeux des anciennes routes de la soie

Enjeux économiques : exporter la soie (d’où « Routes de la soie »), et développer le commerce des épices, du thé, de la porcelaine, du papier, des métaux précieux et des chevaux.

Enjeux politiques : sécuriser les caravanes, contrôler les routes qui concourent à la puissance et à la création de richesses. Créer des alliances diplomatiques avec les royaumes traversés.

Enjeux culturels : faire circuler des inventions chinoises (papier, poudre à canon, boussole), des connaissances scientifiques et médicales, les langues et les arts.

Réussites des anciennes routes de la soie

Les Routes de la soie ont contribué à la prospérité économique de la Chine et des puissances qui utilisaient ces routes, au développement de grandes villes commerçantes, à la diffusion de nombreuses innovations techniques, et au rapprochement entre des civilisations éloignées.

C’est l’un des premiers grands systèmes de ce qu’on appelle aujourd’hui la mondialisation.

Pourquoi les anciennes routes de la soie ont disparu ?

À partir du XVe siècle, les Portugais, puis les Espagnols et les Hollandais ont ouvert des routes maritimes directes vers l’Asie (le but initial de Christophe Colomb était de découvrir une nouvelle route vers les Indes). Les routes terrestres sont ainsi devenues moins rentables. En conséquence, le commerce international s’est déplacé vers les océans.

Pourquoi ces routes de la soie sont revenues ?

En 2013, Xi Jinping lance l’initiative appelée « Belt and Road Initiative ». En France, on parle de « Nouvelles routes de la soie ».

L’idée est la même qu’à l’époque : recréer un vaste réseau reliant la Chine à l’Europe, à l’Afrique et à une grande partie de l’Asie avec de nouvelles infrastructures (lignes ferroviaires, ports, autoroutes, oléoducs et gazoducs, réseaux numériques et énergétiques).

Aujourd’hui, plus de 140 pays ont signé au moins un accord avec la Chine pour participer à cette initiative.

Les enjeux actuels des Nouvelles routes de la soie

Pour la Chine, ces Nouvelles Routes de la soie sécurisent ses approvisionnements en énergie et en matières premières. Elles ouvrent de nouveaux marchés à ses entreprises, permettent d’écouler la production industrielle chinoise (acier, ciment, matériel ferroviaire, etc.), et augmentent évidemment l’influence diplomatique et économique de la Chine. Lorsqu’un pays dépend fortement d’investissements chinois, Pékin dispose souvent d’un levier diplomatique supplémentaire. Enfin, elles font concurrencent au bloc occidental dans le commerce international, le contrôle des ressources et les alliances diplomatiques. La Chine réduit sa dépendance aux routes maritimes contrôlées ou surveillées par les États-Unis.

Les Nouvelles routes de la soie comme le levier géopolitique

La Chine a remplacé l’Europe en Afrique, par exemple, en apportant des infrastructures modernes.

Ces Nouvelles Routes de la soie sont aujourd’hui l’un des principaux leviers géopolitiques de la Chine, et ça reconfigure le partage du monde. C’est pour ça que la Chine a construit ces routes, parce que au départ ça sert ses intérêts ; c’est pas un cadeau qu’elle offre à ses partenaires.

Investir dans ces routes, dans les infrastructures, permet à la Chine d’obtenir de la croissance économique, des débouchés commerciaux, et de sécuriser ses approvisionnements.

Les pays qui bénéficient de ces routes, eux, sont profitent d’infrastructures modernes (câbles sous-marins, fibre optique, réseaux 4G et 5G, satellites, centres de données, cloud, villes intelligentes, paiements numériques, commerce électronique).

Les Nouvelles routes de la soie transportent des données

Et là on voit que ces Nouvelles routes de la soie transportent aussi des données numériques. Y a un gros enjeu lié à la souveraineté des données. L’objectif de la Chine est de bâtir les infrastructures numériques sur lesquelles reposera l’économie mondiale.

Et dans ce contexte, Les IA chinoises open source dont je vous parlais dans une précédente émission jouent un rôle considérable.


Le rôle de l’IA dans les Nouvelles routes de la soie

L’IA est une infrastructure moderne

Le cœur du système des routes de la soie repose sur l’idée que l’histoire est gagnée par ceux qui construisent les infrastructures. Avant, les infrastructures, c’étaient les routes. Aujourd’hui, ces infrastructures, c’est le cloud, l’IA, les puces, les batteries, les standards techniques.

Avec ses routes de la soie numériques, la Chine prétend fournir l’infrastructure cognitive au reste du monde.

L’IA chinois est la nouvelle révolution technologique

L’IA va devenir comme l’électricité ou internet. Ca va devenir universel. Et quand une technologie devient universelle, la puissance qui est à la tête de cette technologie impose ses standards au reste du monde.

Et plus l’IA va devenir intelligente, plus l’humain devra questionner sa propre place dans le monde et se spécialiser.

La valeur ne sera pas nécessairement dans les prompts, pas forcément dans le logiciel en lui-même, mais dans les puces, l’énergie, les données, la robotique et l’industrie.

l’IA ne sera plus un produit, mais une infrastructure à part entière

Avant, un pays contrôlait des routes maritimes, puis des pipelines, puis des réseaux internet. Demain, il contrôlera des modèles IA, du calcul, du cloud, et imposera ainsi ses standards.

Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises n’utilisent plus un logiciel acheté. Elles utilisent une API distante.

Si demain le fournisseur coupe l’accès, les entreprises n’ont plus d’assistant, plus de recherche, plus d’automatisation, plus d’outils internes.

C’est un vrai sujet de souveraineté, puisque les Américains ont juste à éteindre l’interrupteur pour nous couper l’accès à une technologie qui est déjà vitale.

Comment la Chine se positionne sur l’IA ?

Avec l’explosion de l’intelligence artificielle, la Chine a fait évoluer sa stratégie de nouvelles routes de la soie, puisqu’elle ne cherche plus seulement à vendre du matériel. Elle veut également fournir des modèles d’IA, des plateformes cloud, des standards techniques, et une coopération en matière de gouvernance de l’IA.

L’objectif géopolitique de la chine avec l’IA et ses Nouvelles routes de la soie

Les Nouvelles routes de la soie visent aussi à réduire la dépendance du reste du monde aux technologies américaines, et à remplacer les standards américains par des standards chinois.

L’idée est que des pays partenaires puissent fonctionner avec des réseaux de Huawei, du cloud chinois, des satellites chinois, des paiements chinois, des modèles d’IA chinois, des standards techniques chinois.

Ainsi, une partie croissante de l’économie numérique mondiale reposerait sur des technologies développées en Chine plutôt que sur des infrastructures américaines.


Géopolitique de l’IA

L’IA est déjà un sujet géostratégique

La particularité de l’IA comme technologie, c’est qu’elle a déjà une dimension géopolitique très marquée, alors que cette technologie est encore très récente.

Si on reprend l’analogie historique des routes de la soie, avant, les marchandises circulaient sur les routes chinoises. Aujourd’hui, si une puissance construisait le meilleur modèle d’IA, toutes les autres puissances adopteraient les standards et le modèle de cette puissance. Et cette puissance deviendrait le centre de cette révolution technologique.

Et pour comprendre ça, on va devoir parler des poids ouverts, ou des open weights en français.

Les poids ouverts / open weights

Un modèle IA entraîné, c’est comme un immense fichier qui contient des milliards de nombres (les poids). Ce sont ces poids qui contiennent tout ce que le modèle a appris.

Ce fichier est le cerveau.

Maintenant, il y a les modèles fermés, et les modèles ouverts.

Un modèle fermé, c’est par exemple OpenAI (chatGPT) ou Anthropic (Claude). On n’a pas accès au fichier. On loue l’accès au modèle; on envoie une question au serveur qui renvoie la réponse. Mais OpenAI peut limiter l’accès, ou le couper.

Un modèle ouvert, c’est le modèle chinois DeepSeek, qui permet à l’utilisateur de télécharger le cerveau du modèle pour l’exécuter chez soi , le modifier, le conserver.

Une fois que le modèle tourne en local, son accès ne peut pas être restreint.

Le problème de la dépendance envers les modèles

Maintenant, imaginons qu’un pays veuille construire une infrastructure publique qui va incorporer de l’IA. Il a deux choix : les modèles fermés américains, ou les modèles ouverts chinois. Quel choix sera fait, sachant que les modèles américains sont fermés et que Cloud Act américain permet au gouvernement américain d’avoir le contrôle des données des utilisateurs ?

Pour de nombreux pays qui ont peu de moyens, la solution chinoise est extrêmement attractive.

Le pari de la Chine, c’est que les autres pays vont utiliser ses modèles libres, donc ses standards. En conséquence, le monde construira ses infrastructures sur ses routes de la soie numériques.

La Chine ne gagnerait pas directement d’argent avec ses modèles ouverts, mais les autres pays se calqueraient sur les standards chinois et en seraient dépendants. Ses outils seraient développés sur les standards chinois, les ingénieurs et techniciens seraient formés sur les standards chinois.

Le pari de la gratuité du modèle

C’est comme la gratuité d’Android, qui offre une influence gigantesque à Google, ou Windows qui a imposé les standards américains au monde entier, ou presque.

Ce n’est pas avec Android que Google gagne pas de l’argent, mais avec tout ce qui vient se greffer dessus : les services, la publicité, les applications, les données.

La Chine pourrait adopter une logique comparable avec certains modèles d’IA : diffuser largement la technologie pour favoriser l’adoption de son écosystème.

Le XXIe siècle pourrait ainsi être dominé par la puissance qui produira le plus vite des systèmes techniques que les autres utiliseront pour construire leur avenir.

L’effet de réseau des poids ouverts / open weights

Une fois que des milliers d’entreprises développent leurs applications sur un même écosystème. Naturellement, ces entreprises recrutent des ingénieurs formés à cet écosystème, créent des outils compatibles, produisent des données adaptées, et utilisent les bibliothèques logicielles associées.

C’est ce qu’on appelle un effet d’écosystème ou un effet de réseau.


Comment l’Europe s’en sort dans le secteur de l’intelligence artificielle ?

Dans un premier temps, je vous renvoie vers l’article précédent, qui analysait la stratégie française en matière d’intelligence artificielle : « MISTRAL AI : La France va-t-elle rater le train de l’IA ?« 

Il ressortait de cet article que Mistral n’était sans doute pas le futur équivalent européen d’OpenAI ou de Google, et que l’Europe ne produirait pas de modèle frontière.

L’Europe n’a pas le capital

L’entraînement des modèles de frontière coûte extrêmement cher. Les leaders mondiaux ont des moyens gigantesques.

Or, aujourd’hui, l’Europe n’a ni autant de capital patient, ni autant de GPU, ni autant de capacités en cloud, et elle n’a pas un marché intérieur assez gros.

Rattraper le sommet brut du modèle est difficile, voire impossible.

La segmantation de l’IA

L’IA va probablement se segmenter, afin de former plusieurs couches.

Première couche : les modèles de frontière

Les modèles de frontière sont les modèles les plus avancés disponibles à un instant donné. Ce sont les plus proches de la limite de ce qu’on sait faire techniquement. Ils représentent une frontière technologique. Pour faire simple, ce sont les modèles qui poussent le plus loin les capacités.

Cette couche sera très concentrée et ne concernera sans doute que les USA et la Chine, car cette couche demande des dizaines ou centaines de milliers de GPU, des centres de calcul, des équipes de recherche, des coûts pouvant atteindre centaines de millions voire milliards, une collecte massive de données, et une optimisation matérielle.

C’est un projet industriel.

Même si Mistral AI est excellent, il est difficile pour un acteur européen isolé de suivre les budgets américains, l’accès au calcul, les infrastructures cloud, et les boucles d’amélioration.

Deuxième couche : l’infrastructure

On parle ici de la fabrication des GPU (cartes graphiques) et des solutions cloud. Les acteurs dominants les plus connues sont NVIDIA, Amazon Web Services, Microsoft Azure, Google Cloud.

L’Europe peut encore jouer un rôle avec ASML, qui produit des semi-conducteurs essentiels à tout ce secteur.

Troisième couche : l’industrie appliquée

Et là l’Europe peut encore jouer un rôle dans ce qu’il reste d’industrie, et notamment d’industrie automobile, mais aussi dans la santé, la défense, l’énergie, l’administration, voire l’éducation.

Là l’Europe possède des données, des clients, une réglementation, un savoir métier.

Par exemple, on peut imaginer une IA pour optimiser une centrale nucléaire, une usine chimique, ou les méthodes d’enseignement, ce qui ferait le plus grand bien aux élèves, même si les profs feront tout pour bloquer un tel projet, car l’IA marcherait sur leur pré carré et démontrerait qu’elle est plus compétente qu’eux pour apprendre aux enfants à lire, écrire et compter.

Quatrième couche : les modèles open source et la souveraineté hybride

Ici, il existe un scénario européen. On peut imaginer des modèles ouverts mondiaux, un hébergement européen, des couches applicatives locales, et une intégration industrielle.

On aurait pas forcément le meilleur moteur du monde, mais on aurait un système complet et bien encadré par une réglementation rigoureuse pour protéger les données personnelles, à condition que le système soit sécurisé, pas comme les systèmes français qui se font pirater toutes les semaines et qui laissent filer des données très sensibles dans la nature.


Conclusion la Chine dominera-t-elle le reste du monde ?

A l’heure actuelle, nous ne savons pas encore si le pari de la Chine sera gagnant.

Est-ce qu’il suffit de publier le modèle pour gagner automatiquement ?

Le web est ouvert, mais Google reste le maître de la recherche, Amazon Web Services domine le cloud, et Microsoft Azure est très présent dans les entreprises. Des systèmes d’exploitation open source existent, mais Windows reste le principe système d’exploitation utilisé..

L’ouverture ne crée pas la domination sur le reste du monde.

Une infrastructure IA, ce n’est uniquement les poids.

Il faut aussi des GPU, du cloud, une orchestration, une ingénierie, des données, une sécurisation de l’infrastructure, des applications et un support.

L’enjeu géopolitique de l’IA est certain

Ce qui est sûr, c’est que l’IA est un enjeu géopolitique, les modèles fermés créent de la dépendance et l’Europe ne maîtrise ni le calcul ni les puces.

Il est possible que les USA restreignent l’accès à leurs modèles. L’Europe pourrait alors se tourner vers la Chine pour avoir des modèles, mais ce n’est pas une certitude.

L’Europe utilise des modèles américains, des modèles ouverts, des modèles locaux (Mistral), et un hébergement européen.

C’est comme ça que l’Europe fonctionne aujourd’hui. Elle ne veut pas dépendre d’un seul acteur. Elle n’est donc pas obligée de choisir entre Washington et Pékin.

Le vrai risque pour l’Europe : la dépendance cumulative

Le vrai risque n’est pas tant que les Américains coupent tout demain, que la dépendance cumulative.

Si dans 10 ans l’administration, l’industrie, la médecine et la défense reposent encore sur une couche IA étrangère, alors l’Europe sera entièrement soumise à des puissances étrangères, et le coût de sortie deviendra gigantesque.

Le problème de l’Europe, c’est sa lenteur, son trop grand nombre de normes, l’incompétence de ses dirigeants qui sont des bureaucrates et non pas des ingénieurs, son processus de décision administratif qui n’est plus du tout adapté au 21e siècle. L’Union européenne, que Charles Dereeper a appelé l’euro-goulag, a un siècle de retard dans son organisation.

Le risque principal est donc que l’Europe rate le train de l’IA, comme elle a raté le train de l’informatique.

L’idée à retenir

On peut voir une continuité historique dans la stratégie chinoise.

Hier : la Chine exportait de la soie, de la porcelaine et du thé. Aujourd’hui : elle exporte des infrastructures, des réseaux, des centres de données et des modèles d’IA.

Demain : l’enjeu pourrait être d’exporter des écosystèmes numériques complets, où les modèles open weights serviraient de porte d’entrée vers des services, des standards et des partenariats technologiques durables.

C’est cette logique qui fait de l’IA un élément central des Nouvelles routes de la soie.


A lire, sur le même thème

MISTRAL AI : La France va-t-elle rater le train de l’IA ?
L’IA va-t-elle rendre le travail inutile ?
Les profs remplacés par l’IA ?

Liens externes

https://hommesetsciences.fr/nouvelles-routes-de-la-soie-numeriques-ou-va-la-chine/
https://observatoirenrs.com/2021/10/06/route-de-la-soie-numerique-chine/
https://www.cci-paris-idf.fr/fr/prospective/competitivite/route-soie
https://www.actuia.com/actualite/washington-retablit-fable-5-mais-le-risque-de-dependance-aux-modeles-americains-demeure-entier/
https://www.actuia.com/actualite/les-etats-unis-coupent-lacces-aux-modeles-fable-5-et-mythos-5-danthropic-un-precedent-pour-la-souverainete-ia/
https://www.vie-publique.fr/en-bref/303928-systeme-educatif-comment-mieux-integrer-lia-dans-lenseignement
https://www.futuribles.com/les-nouvelles-routes-de-la-soie-sur-la-nature-des/
https://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/le-sri-lanka-pris-au-piege-des-nouvelles-routes-de-la-soie-chinoises-1148337
https://lejournal.cnrs.fr/articles/ces-realites-de-terrain-qui-tissent-la-nouvelle-route-de-la-soie
https://www.lesechos.fr/2015/12/comment-la-nouvelle-route-de-la-soie-chinoise-va-bouleverser-le-marche-264168
https://information.tv5monde.com/international/que-sont-les-nouvelles-routes-de-la-soie-31344
https://geoconfluences.ens-lyon.fr/images/img-chine/img-lasserre-courmont-mottet/monde-bri-nouvelles-routes-de-la-soie-1500px.png/view
https://itsocial.fr/intelligence-artificielle/intelligence-artificielle-articles/modeles-frontiere-les-capacites-convergentes-mais-des-positions-strategiques-radicalement-divergentes/
https://www.numerama.com/tech/1458532-quest-ce-que-frontier-model-en-ia.html
https://www.iris-france.org/lemergence-dune-superpuissance-chinoise-de-lia-reflexions-sur-le-cas-deepseek/
https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-les-modeles-ia-open-weight-gagnent-du-terrain-100201.html
https://rmc.bfmtv.com/actualites/tech/mise-entre-de-mauvaises-mains-ca-pourrait-etre-catastrophique-l-ia-la-plus-puissante-du-monde-coupee-par-les-usa_AV-202606150637.html
https://www.france24.com/fr/am%C3%A9riques/20260613-au-nom-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9-nationale-washington-force-anthropic-%C3%A0-suspendre-son-ia-la-plus-puissante
https://www.actuia.com/actualite/les-etats-unis-coupent-lacces-aux-modeles-fable-5-et-mythos-5-danthropic-un-precedent-pour-la-souverainete-ia/

Revenir à l’accueil

Revenir à l’accueil.

Géopolitique, intelligence artificielle

Navigation de l’article

Previous: MISTRAL AI : La France va-t-elle rater le train de l’IA ?

Related Posts

MISTRAL AI : La France va t elle rater le train de l'IA ?

MISTRAL AI : La France va-t-elle rater le train de l’IA ?

28/09/202628/09/2026 Auteur
A la recherche du Surhomme !

Le surhomme existe-t-il encore ?

12/09/202612/09/2026 Auteur
Harcèlement d'ambiance au travail

Harcèlement d’ambiance en milieu professionnel : vers l’autocensure générale

12/09/202612/09/2026 Auteur

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright All Rights Reserved | Theme: BlockWP by Candid Themes.