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La retraite finance Costa Croisières

La retraite, ou le Ponzi républicain

Auteur22/11/202512/09/2026

L’arnaque de la retraite

Dans le folklore républicain, la retraite par répartition est un totem que l’on ne touche qu’avec des gants blancs. Elle est présentée comme un fleuron de la justice sociale, mais elle repose sur une logique bancale que pourrait réfuter un enfant de 8 ans. Avec la retraite par répartition, les actifs paient pour les inactifs. Ils n’épargnent pas pour eux-mêmes. Surtout pas ! Ça serait pas fraternel, et encore mois solidaire.

Les actifs travaillent pendant que d’autres font des sudokus sur le pont d’un navire Costa. Ils financent les mojitos des anciens au nom de la solidarité nationale.

Retraite : une escroquerie pyramidale

Ce que la langue républicaine appelle « solidarité intergénérationnelle », la langue commune appelle ça un vol. Si ce système de répartition existait dans le privé, il serait interdit par un juge car il tomberait sous le coup de l’article L122-6 du Code pénal qui le qualifierait d’escroquerie pyramidale. Parce que la base qui paye pour le sommet, en espérant finir au sommet de la pyramide un jour pour toucher l’argent de la base, c’est une escroquerie. Il n’y a pas d’autre mot pour ça. Et ça finit toujours de la même manière : avec le système entier qui s’effondre.

Et c’est encore pire quand ce système est adossé à la démographie, car la population d’un pays n’est jamais une courbe arithmétique qui grimpe jusqu’à plus l’infini de X. La démographie n’a pas un incrément stable d’année en année. Et quand un pays est bien développé, la natalité baisse naturellement. C’est un phénomène connu, étudié au collège en cours de géographie, que l’on appelle la transition démographique et que l’on observe dans tous les pays qui atteignent un certain seuil de développement. Les habitants font moins d’enfants, donc la base de la pyramide se réduit.

La retraite face à la dénatalité

La France est confrontée à cette dénatalité, mais le problème est aggravé par la gestion de l’économie. Les boomers ont cru judicieux de confier l’économie de leur pays à des hauts-fonctionnaires qui ont creusé la dette, qui ont augmenté les dépenses publiques, qui ont désindustrialisé, et qui ont fait fuir les riches avec des taxes confiscatoires.

On a donc une réduction des recettes et une augmentation des dépenses. Les perspectives sont complètement plombées. Ce pays est bon pour la faillite. On va finir comme l’Argentine.

Dans ce contexte qui entretient le chômage de masse, les cotisations ne rentrent plus alors que la base des cotisants est déjà insuffisante. Le rapport cotisants/retraités est passé de 4 pour 1 dans les années 60 à 1,7 pour 1 aujourd’hui. Bientôt, ce sera un smicard de chez McDo qui paiera la croisière en Méditerranée de Mamie Gisèle, partie en retraite à 55 ans avec une pension garantie, pendant que lui partira en retraite à 85 ans avec 200€ par mois.

Retraite : un système de Ponzi

Mais chut ! Il ne faut pas dire que c’est un système de Ponzi. Il faut dire que c’est « notre modèle social ».

Ne questionnez jamais la soutenabilité économique du bazar, et encore moins son sens. Non, il faut l’encenser, l’honorer, le défendre contre les attaques néolibérales, en citant Karl Marx à chaque manif comme si c’était un saint du calendrier.

Et surtout, il ne faut jamais demander ce que produit réellement la retraite. Parce que si vous avez l’audace de poser la question, on vous répondra qu’elle permet aux vieux de vivre dignement après une vie de labeur.

Alors, vivre dignement après en avoir chié à l’usine toute sa vie, je le conçois. Mais quand des nuées de retraités vont dépenser les cotisations des actifs dans un pays étranger, on a un peu les boules.

Est-ce le devoir sacré de la France d’envoyer des millions de sexagénaires dans des resorts all inclusive sous les Tropiques, pendant qu’on taille dans les budgets hospitaliers, qu’on ferme des classes en primaire et qu’on recale des étudiants à la fac faute de places ?

La retraite est une rente injuste

Il ne s’agit plus ici de la dignité, mais de l’adoration de la rente. Le vieux, en France, n’est pas seulement un ancien travailleur. C’est surtout le nouveau roi. Il vote, il consomme, il part en voyage, il entretient les chiffres de la « silver economy » et regarde le JT de 20h tous les jours.

Il a tout compris.

En France, on vous maltraite quand vous êtes jeunes, actifs ou malades. Mais une fois retraité, on vous déroule le tapis rouge. On vous encourage à dépenser l’argent des autres et à manifester contre les réformes qui pourraient donner de l’oxygène aux actifs.

Ce système ne tient debout que parce que les retraités votent plus que les jeunes. Ce n’est plus de la redistribution, mais c’est de la préservation d’intérêts générationnels et égoïstes. Un vieux vous dira avec candeur : « Mais moi je me suis battu pour les droits que vous avez aujourd’hui. »

Mais ce qu’il oublie de préciser, c’est qu’il s’est surtout battu pour les garder. Pour les garder rien que pour lui ! Et quand l’économie brûle, il hurle contre les « attaques antisociales » tout en sortant ses valises à roulettes pour aller visiter les fjords norvégiens.

Retrouvez les différents textes des Nouvelles Mythologies Françaises sur la page consacrée.

Retrouvez la playlist sur YouTube.

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