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Grâce à la Journée de solidarité, Bernard et Chantal peuvent poursuivre leur voyage en camping-car.

La journée de solidarité : un racket légal

Auteur23/05/202612/09/2026

Pour la journée de solidarité, on travaille gratuitement

Travailler gratuitement, ça existe et ça porte un nom. Dans la plupart des pays, on appellerait ça de l’esclavage, ou à tout le moins de l’exploitation. En France, on a trouvé un euphémisme bien lisse, bien mou, bien solidaire, qui sonne parfaitement républicain : la « journée de solidarité ».

La Journée de solidarité, c’est de l’exploitation

C’est une invention géniale qui permet de faire bosser des millions d’actifs sans les payer pendant une journée, au profit de ceux qui ne foutent plus rien depuis belle lurette : les retraités. C’est même encore mieux que ce que vous pensez, car on nous vend ça comme un acte civique, un devoir de société, une preuve d’humanité.

Mais quelle humanité, exactement ? Celle qui consiste à voler une journée de salaire à des gens qu’on ponctionne déjà jusqu’à l’os pour entretenir une caste grisonnante ? S’il y a une chose à faire concernant cette dépense publique, une seule chose à faire, c’est la suivante : il faut diminuer les retraites géantes des boomers !

La Journée de solidarité, c’est une taxe cachée

Car ne nous y trompons pas, cette journée n’a strictement rien de solidaire. C’est une taxe cachée, un impôt sans nom, une corvée féodale repeinte en devoir républicain. On a supprimé un jour férié (le lundi de Pentecôte) pour nous le faire bosser gratos, comme au bon vieux temps des corvées seigneuriales.
Et à qui profite ce braquage légal ? Aux seniors, aux retraités, aux boomers. Ceux-là mêmes qui palpent leurs pensions gargantuesques pendant que nous on paye leurs croisières Costa Concordia avec nos cotisations.

Financer les voyages des fins de race aux cheveux blancs, ce n’était pas encore assez. Il fallait aussi leur offrir un jour de labeur en cadeau, sur l’autel du grand mensonge de la solidarité intergénérationnelle. Les cohortes de cheveux gris réclamaient un sacrifice de chair, et une cuvée de sang frais. Alors, l’État, ce voleur, leur a offert ce sacrifice.

La Journée de solidarité, c’est un slogan publicitaire

C’est toujours la même rengaine, en France. On nous parle d’ « urgence sanitaire », d’ « enjeux démographiques », de « solidarité nationale ». Des grandes notions pour dissimuler toute une série de braquages qui se déroulent en plein jour. Tous les slogans républicains visent à nous faire accepter des tours de passe-passe comptables qui nous laissent cul nu à la fin du mois.
On nous vole une journée entière de notre vie active, pendant que ceux qu’on est censé aider, les fameux bénéficiaires du troisième âge, font la tournée des marchés provençaux avec leur retraite à taux plein et leurs camping-cars XXXL qui nous ralentissent sur la route quand on part bosser pendant qu’eux se reposent.

La Journée de solidarité, c’est du vol

Le plus cocasse, c’est que ceux qui profitent de cette manne gratuite sont les mêmes qui râlent contre les jeunes qui « ne veulent plus travailler ». Ils oublient juste que ces jeunes bossent un jour de plus par an gratuitement pour leur gueule, tout en payant leurs cotisations, leur CSG, leur CRDS, leur TVA, leur taxe d’habitation (s’ils sont locataires), leur taxe foncière (s’ils ont la chance d’avoir accès au crédit), leur taxe carbone, et bientôt leur taxe sur l’air qu’ils respirent.

Alors non, ce n’est pas de la solidarité. C’est un racket sentimental, une façon très française de camoufler l’injustice sous une couche de bons sentiments.

Il y a un mot pour ça : arnaque !

La Journée de solidarité, pourquoi ça passe ?

Pourquoi des millions de Français épuisés, humiliés, écrasés de taxes, acceptent-ils encore de bosser gratuit une journée entière ?

Les Français savent que la journée de solidarité est profondément injuste, mais ils la justifient en se disant qu’eux aussi auront une retraite un jour. C’est un mécanisme d’auto-réconfort qui évite de remettre en cause un système auquel on participe, même s’il est complètement pourri. On valide un système injuste pour tirer les fruits de cette injustice plus tard. On entretient un espoir différé.

On tolère une souffrance présente en misant sur un gain futur qui ne viendra probablement jamais. Comme le joueur de loto au chômage qui perd de l’argent chaque semaine en espérant en gagner la semaine suivante.

Plus on investit des cotisations dans ce système bancal, moins on a envie de le remettre en cause, même si on sent instinctivement qu’il est malsain. Le cerveau humain est malheureusement une fabrique à mensonges réconfortants.

Mais surtout, on a accepté une souffrance collective au nom d’un idéal social, en croyant que cette souffrance est noble. C’est de la résignation sociale rationalisée. Aider les anciens est devenu un rite sacrificiel.

Mais soyons sérieux un instant. L’État français est quasiment en faillite. Il a de plus en plus de mal à rembourser ses dettes. Tout le monde sait que les caisses sont vides. Les retraites qu’on nous vend, nous ne les toucherons sans doute jamais. Nous ne serons même pas payés en francs CFA. Nous toucherons plutôt des souvenirs de cotisations.

Il faut supprimer la Journée de solidarité

Il faut trancher dans le gras, et baisser les retraites géantes. L’immoralité n’est pas dans la limitation des pensions, mais dans le fait qu’un inactif perçoive davantage qu’un actif. Que des sexagénaires sans contraintes horaires, sans patron, sans productivité, touchent deux, trois, ou quatre SMIC pendant que le jeune court entre deux boulots pour payer son loyer.

Aucune retraite ne devrait dépasser le SMIC. Tu veux toucher davantage, pépé ? Retourne bosser, feignasse ! Limite tes dépenses ! Gère ta vie tout seul, comme un grand, sans boire le sang des jeunes !

L’argent public ne devrait jamais subventionner la paresse dorée. On n’a pas à financer les golfs, les croisières et les camping-cars des vieux avec la sueur des nouvelles générations. Quand on ne produit plus, il est normal que le niveau de vie baisse.

À l’heure où l’État se noie sous les dettes, où la jeunesse est à genoux, il est temps de couper les rentes, pas de couper les espoirs. La solidarité ne doit pas être une pyramide de Ponzi où les derniers trinquent pour les premiers. On ne doit pas sacrifier l’avenir pour sauvegarder le passé mourant.

Retrouvez les différents textes des Nouvelles Mythologies Françaises sur la page consacrée.

Retrouvez la playlist sur YouTube.

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