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Une manifestation inutile de plus.

La manifestation, la seule tradition française authentique

Auteur08/04/202512/09/2026

Aller gambader pour passer le temps

Toute manifestation doit être déclarée et autorisée par la Préfecture.

La manifestation (ou manif’ pour les intimes)… Cet exutoire festif où l’illusion de la contestation se mêle au désœuvrement d’un week-end. Un grand carnaval autorisé par le pouvoir, où les cris d’indignation sont absorbés par la musique, les stands de sandwichs et les pintes tièdes.

Dans une manif, tout le monde se trémousse, chante des slogans éculés, persuade les autres (et surtout soi-même) qu’il est en train de « participer à l’Histoire ». Mais à 18h, tout ce petit monde rentre sagement chez soi, satisfait de son samedi récréatif.

Il faut voir l’ambiance : un entre-soi digne d’une partouze intellectuelle où les convictions sont accessoires, où l’important est d’être là, de se donner l’impression d’exister autrement que par un boulot alimentaire ou des études insipides.

On y trouve du théâtre politique de bas étage, des poses révolutionnaires, des pancartes faites à la va-vite, et, bien sûr, une marée de téléphones capturant chaque moment pour les réseaux sociaux. On sort son iPhone de bourgeois, on photographie des poubelles renversées, on en fait une story, et voilà qu’on se sent subversif.

Un zoo à ciel ouvert

Que s'est-il passé à la fin de cette manifestation ? Rien, comme d'hab'.

Dans une manif’, on y trouve quoi ? Essentiellement des faux-opposants.

Une majorité écrasante de fonctionnaires, qui prennent plaisir à gratter des heures de boulot en hurlant contre l’État, mais jamais contre le système qui les nourrit.

Des féministes qui refusent de marcher avec d’autres féministes jugées trop tièdes politiquement, tout en scandant des slogans en soutien à des peuples où les droits des femmes sont inexistants.

Des gauchistes en ceinture Gucci qui braillent « Taxons les riches ! » en oscillant entre une danse approximative et un pogo mal assumé.

Tout cela fleure bon la 8.6 et le tabac roulé. On baigne dans une atmosphère musquée de promiscuité et de slogans vides de sens.

Heureusement, on peut draguer pendant la manifestation

Moi je fais toutes les manifestations avec mon panneau. Et ça sert à rien.

Et puis, il y a l’aspect pratique : la manif, c’est un bon plan drague. Un grand marché aux amours temporaires où quelques phrases creuses contre le fascisme et l’oppression suffisent à s’attirer l’attention d’un cercle de militantes dans leur vingtaine qui ne se rasent plus les aisselles pour lutter contre le patriarcat.

Le fond du problème, c’est que personne ne sait vraiment pourquoi il est là. Si on pose la question, ça bégaye, ça bafouille, et ça finit par répondre un sempiternel « ON EST LÀ ! » qui résonne comme un mantra d’auto-persuasion. Demandez-leur pourquoi ils ne sont pas ailleurs, et sortez un tensiomètre.

La manifestation, c’est de l’opposition sous contrôle

Au final, ces manifestations ressemblent plus à des festivals déguisés en contestation qu’à de véritables revendications. Rien de plus qu’un petit shoot de dopamine militant pour meubler un vide existentiel. C’est la sortie du week-end pour tous les ploucs de la zone.

Car que reste-t-il une fois rentré chez soi ? Un Uber Eats commandé sur un smartphone hors de prix, livré par un sans-papiers sous la pluie, pendant qu’on débriefe l’après-midi avec un sourire satisfait.

Le pouvoir politique ne s’y trompe pas : il tolère, car il sait parfaitement que c’est sans danger. Pendant que ces attroupements s’amusent, les responsables continuent de gouverner. C’est un compromis parfait, finalement : les éléments les plus radicaux de la société font leur petit tour en se prenant pour des révolutionnaires de 1789, et les responsables les regardent passer du haut de leurs bureaux climatisés, un café à la main.

Retrouvez les différents textes des Nouvelles Mythologies Françaises sur la page consacrée.

Retrouvez la playlist sur YouTube.

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