NOUVELLE : L’Homme qui n’aimait pas Pascal PRAUD
Résumé
Dans un village tranquille, un problème inattendu s’est installé. Les vieilles dames préfèrent accorder leur attention à des vedettes de la télévision plutôt qu’à leurs maris.
Face à cette menace existentielle, René a décidé de réunir ses vieux amis pour réagir. Pas avec des mots, mais avec un plan.
Un plan simple… Et totalement absurde !
L’idée ? Faire venir Pascal PRAUD, le célèbre journaliste dont s’est entichée sa femme, dans le village pour lui faire passer l’envie de suborner sa femme. Le plus beau, c’est que ce plan a marché !
Découvrez comment Pascal PRAUD va se tirer de ce guêpier à travers cette nouvelle comique que j’ai écrite !
CHAPITRE 7 : La mystification est mise au jour
Jean, suivi de près par Marc et Sophie, parcourait désormais le village à la recherche de témoignages accréditant cette histoire de radicalisation.
Les quatre vieillards les suivaient du mieux qu’ils pouvaient, mais ils n’avaient plus cinquante ans ; leurs jambes étaient lourdes et leur dos leur faisait mal. Tant bien que mal, ils essayaient de fournir des explications convaincantes aux journalistes qui cavalaient loin devant et qui ne prêtaient aucune oreille attentive à leurs supplications.
Dès qu’il croisait un passant, Jean lui demandait simplement s’il connaissait Momo et ce qu’il en pensait. Tout le monde dit du bien de lui. Personne ne fit allusion à une quelconque radicalisation, à la moindre menace.
Quand le Parisien passa près de la mairie, il se fit alpaguer par le maire qui l’attendait avec l’écharpe tricolore, qu’il avait évidemment mise dans le mauvais sens.
« Eh bien Madame, Messieurs ! », dit-il avec enthousiasme, « vous ne passez pas me voir ? Entrez, ma secrétaire a préparé des cafés. »
Jean accepta la discussion, mais pas l’invitation. La conversation, rapide au demeurant, se déroula sur le perron. Il ne suffit que de quelques échanges pour comprendre que les retraités avaient joué une pièce de théâtre devant les yeux des journalistes. Le maire leur assura qu’il n’y avait aucun problème de radicalisation dans les environs, et qu’aucun incident n’était à déplorer, ni même à craindre.
Quand Jean fit remarquer au maire que cette comédie avait fait perdre une journée de travail à son équipe, l’élu s’excusa à la place de ses vieux administrés et accusa leur stupidité.
« Il faut leur pardonner, dit-il, car ce ne sont que des vieux cons. Jésus a dit : « Pardonne-les, Seigneur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Moi je vous dis : pardonnez-les, Monsieur, car ils sont trop cons ! »
Le maire voulut profiter du séjour des journalistes pour faire un sujet sur la stupidité de ses administrés, et sur leur capacité à le solliciter à toute heure du jour et de la nuit pour des motifs futiles, à balancer leurs poubelles sur le bord des routes alors qu’il y a des conteneurs, à se crêper le chignon et à le transformer en médiateur, et à mourir lorsque la secrétaire est en repos alors qu’elle est la seule à savoir dresser un acte de décès.
La proposition aurait au moins eu le mérite de rentabiliser la journée, mais Jean était par trop énervé pour mener à bien un tel entretien.
Il regarda autour de lui, mais les vieux avaient disparu. Ils avaient dû se cacher pour ne pas se faire enguirlander par le maire.
Jean remercia l’élu et s’en alla, bien décidé à prendre congé de ce village.
De retour à l’utilitaire, il appela le secrétariat de la chaîne et demanda à parler à la rédaction.
- Allo Magalie ? Écoute-moi bien espèce de gros tapin bulgare à deux euros dont même un malheureux soldat ukrainien qui revient de trois ans de guerre ne voudrait pas pour se vider les couilles à la fin d’une nuit d’ivresse avec 5 grammes d’alcool dans le sang ! La prochaine fois que tu m’envoies sur un sujet dans le trou du cul de la campagne, assure-toi qu’on ait assez de matière pour faire le sujet, espèce de sale pute va ! En attendant on a pété le budget essence pour la semaine à cause de tes conneries. Le budget essence est ouvert comme la chatte à ta mère, grosse pute !
Lorsqu’il raccrocha et se retourna, Jean fit face à un canon de fusil de chasse qui lui caressait le bout du nez. René était à l’autre bout du canon.
- On n’en n’a pas encore fini toi et moi, le drôle !
Chapitre 6 : Il a dit « Allah Akbar » ?
Chapitre 8 : Comment calmer un journaliste ?
La page dédiée à la nouvelle L’Homme qui n’aimait pas Pascal PRAUD.
