Nouvelles Mythologies Françaises, ou la vitrine des vanités modernes
Projet littéraire
Bienvenue dans les Nouvelles Mythologies Françaises, un projet littéraire qui dissèque les absurdités de notre époque avec sarcasme et lucidité. Ici, pas de leçons de morale ni d’optimisme naïf ! Juste une plongée grinçante dans les illusions collectives qui façonnent la société française contemporaine.
Je passe en revue des totems modernes qui, sous couvert de progrès ou de vertu, cachent des logiques de contrôle, de vide existentiel ou de conformisme décomplexé. Chaque texte dévoile le dessous des cartes, les motivations réelles, souvent pathétiques ou intéressées, qui se dissimulent derrière ces croyances collectives qu’on ne remet jamais en question.
Une série évolutive
Les textes sont publiés au fil du temps, en fonction des pulsions critiques, de l’actualité ou des automatismes sociaux repérés dans la vie quotidienne. Chaque article est indépendant, mais ensemble ils composent une cartographie de la bêtise contemporaine ; une sorte de musée des idées reçues d’aujourd’hui.
👉 Revenez régulièrement : de nouveaux textes viendront enrichir cette collection au fil des semaines.
Pourquoi lire ces Nouvelles Mythologies Françaises ?
- Pour reprendre du recul face aux discours dominants
- Pour rire jaune, et peut-être réfléchir
- Pour comprendre comment on nous fait aimer notre propre aliénation
- Pour se sentir moins seul quand on a l’impression que tout le monde est devenu fou
Les textes disponibles
Société et culture
Le Français lettré, version revue et corrigée par Libé’, a un réflexe pavlovien : mépriser le foot. Découvrez pourquoi à travers cet article.
Il existe en France une divinité païenne, sacrée, indéboulonnable : la sainte Terrasse !
L’expat est un mauvais Français Un Français qui quitte la France, ce n’est jamais anodin. Ce n’est jamais neutre. Ce n’est jamais simplement “quelqu’un qui a changé de pays”. C’est un traître !
Les HLM, ne sont pas seulement des immondices qui salissent le paysage. C’est surtout un vieux mythe que plus personne n’ose critiquer.
Le gratteur de casserole a le don de repérer la plus minuscule aide sociale à laquelle il a droit.
Le squat, c’est l’alchimie de l’injustice. C’est transformer la propriété privée en service public gratuit.
On vit une époque qui fourmille d’escroqueries en tous genres. A tel point que même les formations sont devenues des arnaques. On peut vous prendre votre temps, votre argent et vos espoirs pour vous former à des trucs qui ne vous serviront à rien. Parmi les espoirs modernes, la reconversion figure en bonne place.
On nous raconte depuis des décennies que les Français sont fauchés. Il suffit pourtant de regarder leurs habitudes d’achat pour constater qu’ils sont blindés.
Découvrez pourquoi le touriste est un fléau qui pourrit la vie des autochtones chaque été. J’ai mis toute ma bile dans ce portrait au vitriol.
En France, la figure héroïque, l’icône moderne, c’est le cas social. C’est le Christ des temps modernes. Loué soit le cas social !
Politique
Les élections, ce grand rituel démocratique où chacun se persuade qu’il tient entre ses mains le destin du pays. Tous les cinq ans, la même fièvre s’empare des foules.
Depuis l’école primaire, on nous l’inculque avec le sérieux compassé d’un catéchisme républicain : le citoyen détient le pouvoir. C’est faux.
La manifestation (manif’ pour les intimes)… Cet exutoire festif où l’illusion de la contestation se mêle à l’ennui du week-end.
S’il y a un mythe français qui refuse de mourir, c’est bien celui de l’intelligence rhétorique, de l’art du débat. Cet art qui s’épanouit dans un débat télévisé hystérique ou dans une dissertation bien ficelée en trois parties.
En France, tout le monde a une opinion sur tout. Résultat, la vie en France ressemble à un commentaire politique permanent.
La géopolitique est devenue un sport de combat pour Youtubeurs en quête de vues, journalistes en roue libre et autodidactes déscolarisés.
Parmi tous les dogmes laïcs qui empoisonnent l’esprit des Français, le plus délétère est bien celui du vote qui permettrait d’agir sur le destin du pays. À en croire les clercs de la République, le vote donne à l’électeur un pouvoir de transformation du réel.
S’engager en politique traduit un dérèglement de l’esprit humain. C’est le signe d’une personnalité malade.
L’été il fait froid, et l’hiver il fait froid. Cela paraît évident. Pourtant, chaque année, le Français moyen redécouvre ces vérités fondamentales et s’émerveille devant la météo.
On pourrait remplacer la « Fraternité » clamée par notre devise nationale par « Feignasserie ». On comprendrait mieux de quoi il s’agit.
On offre des chambres d’hôtels aux Talibans, mais on laisse les Français SDF dans la rue.
- La Guerre, ce mythe éternel (publication le 11 novembre 2026)
La guerre est un geste de primate déguisé en acte héroïque. La guerre, en France, c’est le mythe fondateur de la virilité républicaine.
- La schizophrénie française (publication le 21 novembre 2026)
Le Français a un talent unique au monde : il se choisit un Président avec enthousiasme le dimanche et appelle à sa démission dès le lundi.
Fonctionnement du pays
Autrefois, on se plaignait de l’administration pour ses files d’attente interminables, ses fonctionnaires lents, ses guichets fermés à 11h58. Aujourd’hui, c’est bien pire : il n’y a plus de file d’attente, parce qu’il n’y a plus de guichet.
Dans l’arène des cours d’assises, un étrange renversement des valeurs s’opère. Celui qu’on appelait autrefois « le criminel » devient peu à peu un patient.
Chaque année, c’est la même comédie bien huilée. À Noël, à Pâques, en juillet ou pendant le bac, les trains s’arrêtent. Non pas pour une panne, non pas pour une tempête, mais pour une “mobilisation”.
La carte Vitale ! Le talisman ultime du Français, son Graal, son totem sacré !
La France brandit sa devise comme un étendard sacré. Elle est gravée sur les frontons des mairies, récitée dans les écoles, déclamée dans les discours creux des politiciens. Liberté, Égalité, Fraternité. Trois mots pour faire croire que le pays vit encore dans l’élan révolutionnaire de 1789.
Découvrez pourquoi la retraite par répartition est un système pyramidal qui asphyxie les jeunes actifs.
Il existe une catégorie très particulière de Français : ceux qui aiment payer des impôts. Ils sont très nombreux. Ils le clament haut et fort dans les sondages, dans les dîners parisiens, sur les plateaux télé.
On vous l’a enseigné et vous l’avez appris par cœur : le service public, en France, est impartial, neutre, équitable et performant. C’est une sorte d’abstraction qui flotte au-dessus des intérêts personnels, des biais idéologiques et des mesquineries humaines.
Travailler gratuitement, ça existe et ça porte un nom : esclavage, ou exploitation. En France, c’est la « journée de solidarité ».
En France, les nouvelles technologies sont vues comme des menaces existentielles contre notre mode de vie, comme des tueuses d’emplois.
Le journalisme français se distingue de tous les autres. J’ose dire qu’il est unique, qu’il participe à ce que nous nommons avec beaucoup de prétention notre « exception culturelle ». Toutefois, l’exception et l’originalité ne sont pas nécessairement des gages de qualité, comme je vais le démontrer.
Le journaliste, ça se décline en une multitude de sous-espèces qui partagent toutes un même fragment d’ADN : celui de la vanité.
Il suffirait de faire découvrir aux immigrés extra-européens les Lumières, Victor Hugo, la laïcité et la République, pour qu’ils renoncent à leurs croyances, leurs traditions, leur histoire et leur vision du monde pour qu’ils deviennent automatiquement des Français « comme vous et moi ».
Education et enseignement
Il fallait bien inventer quelque chose pour canaliser la rage adolescente. Quelque chose de doux, de progressiste, de valorisant.
Il est une tradition bien ancrée dans notre douce France : opposer le penseur au faiseur, le verbe au chiffre, le café-philo au laboratoire, le regard pénétrant de Bourdieu à la précision d’un algorithme.
Le freudisme est né d’un geste naïf et enfantin. Un médecin viennois qui, faute de microscope assez puissant pour regarder le cerveau, a fermé les yeux… et s’est mis à inventer des histoires.
Découvrez pourquoi la dissertation et le débat, deux arts rhétoriques, sont complètement inutiles.
Travail
Parmi les phrases creuses que l’on répète comme des mantras sacrés dans les couloirs feutrés de l’Éducation nationale, celle-ci remporte la palme de la destruction programmée : « Fais ce que tu aimes ».
Le développement personnel, c’est l’art subtil de convaincre les gens que les problèmes qu’ils rencontrent dans une société absurde et un monde du travail déshumanisant ne sont en fait que des illusions, des distorsions de leur propre esprit.
Au départ, le télétravail était une révolution. C’est devenu un moyen efficace de repérer les emplois inutiles et les salariés superflus.
La France adore brandir la « valeur travail » comme un étendard moral. Les ministres s’en gargarisent à la tribune. Les éditorialistes l’invoquent en boucle. Les candidats à la présidentielle en font des slogans. Les patrons la mettent en avant pour justifier des salaires au rabais.
En France, la haine du patron fédère de la gauche à la droite. Elle unit tout le spectre politique. Le patron est la figure la plus détestée.
Quand la protestation se mue en arme de paralysie massive, c’est à la brigade antiterroriste d’entrer en scène.
Retrouvez la playlist sur YouTube.