NOUVELLE : L’Homme qui n’aimait pas Pascal PRAUD
Résumé
Dans un village tranquille, un problème inattendu s’est installé. Les vieilles dames préfèrent accorder leur attention à des vedettes de la télévision plutôt qu’à leurs maris.
Face à cette menace existentielle, René a décidé de réunir ses vieux amis pour réagir. Pas avec des mots, mais avec un plan.
Un plan simple… Et totalement absurde !
L’idée ? Faire venir Pascal PRAUD, le célèbre journaliste dont s’est entichée sa femme, dans le village pour lui faire passer l’envie de suborner sa femme. Le plus beau, c’est que ce plan a marché !
Découvrez comment Pascal PRAUD va se tirer de ce guêpier à travers cette nouvelle comique que j’ai écrite !
CHAPITRE 4 : Embuscade tendue à Pascal PRAUD pour la Noël
Le lendemain matin, tous les retraités étaient au rendez-vous sur la place du village. Ils avaient tous entendu la nouvelle, et se demandaient à quoi rimait cette histoire.
René était parmi la petite foule et répondait aux interrogations de la masse, lorsque le maire, Jacques BERTHELOT, vint le trouver et le tira à l’écart pour mettre au clair les raisons de tout ce bordel.
« Dis donc le René », dit l’élu, « il paraît que c’est toi qui es à l’origine de tout ce foutoir. Tu vas m’expliquer de quoi il retourne, car personne ne m’a tenu au courant de rien. »
René le calma et lui assura que cette visite des journalistes parisiens était l’occasion rêvée de faire parler du village. Il allait s’occuper de la visite des lieux avec ses bons copains et passerait leur montrer la mairie à la fin du circuit. Il n’avait plus qu’à regagner la mairie, passer sa plus belle écharpe tricolore, sonner la secrétaire, et se préparer à faire le plus grand discours de sa vie.
Le maire demeurait suspicieux. Il avait depuis longtemps pris l’habitude de se méfier de tous ses administrés, qu’il soupçonnait toujours de préparer des mauvais coups. Il voyait dans le moindre événement inattendu le signe d’un grand malheur à venir qui ne disait pas encore son nom. Il se doutait que René essayait de le filouter, mais, pour l’heure, l’employé communal avait identifié un nouveau dépôt d’ordures sauvage et l’élu devait procéder aux constatations d’usage et essayer d’identifier le voyou qui avait fait ça.
René le rassura une nouvelle fois, mais il fut interrompu par l’arrivée d’un Mercedes-Benz Vito aux couleurs de Cnews. Ses amis le rejoignirent, l’aidèrent à chercher Pascal PRAUD mais ne le trouvèrent pas. Il n’était ni à l’avant du véhicule, ni à l’arrière, ni sous les sièges, ni dans un compartiment de rangement.
- Bonjour, c’est moi qui ai appelé la rédaction. Mais où donc est Pascal PRAUD ? tonna René
- Bonjour Monsieur. Jean, reporter, accompagné de Marc, cadreur, et de Sophie à la prise de son, pour Cnews. Pouvez-vous nous parler de ce prédicateur salafiste qui entend interdire la célébration de Noël dans votre commune ?
- Excusez-moi, Monsieur, mais on préfère s’adresser au bon Dieu plutôt qu’à ses saints. Alors où est Pascal PRAUD, s’il-vous-plaît ? Merci bien !
Jean demanda à ses collègues de couper la caméra pendant qu’il expliquerait aux petits vieux le fonctionnement de la télévision moderne. À la fin d’un discours long et laborieux, le journaliste demanda à ses collègues de relancer l’enregistrement, mais les Parisiens ne purent rien tirer de René et de ses amis qui semblaient dépités et qui restaient sans voix.
« On va pas voir Pascal alors ? » demanda René d’une petite voix.
Les autres vieillards ignoraient les raisons de la venue des Parisiens dans leur campagne. Ils ne marchaient pas dans la combine. Ils ne purent donc répondre à aucune sollicitation. Ils étaient simplement venus pour voir à quoi ressemblaient des journalistes en vrai. Beaucoup furent déçus, car les jeunes gens étaient moins beaux que ce à quoi les chalands s’attendaient.
Les journalistes opérèrent un repli stratégique vers l’utilitaire. Là, une oreille de moins de soixante ans eût entendu l’échange suivant :
- Bon ils sont complètement tapés ces vieux, constata Jean. Ils nous diront rien sans la présence de Pascal. Qu’est-ce qu’on fait ?
- Promets-leur qu’il va venir s’ils nous donnent des infos intéressantes, proposa Marc.
- T’es sûr ?
- Mais ouais. À qui veux-tu qu’ils aillent se plaindre ?
- Il a raison, renchérit Sophie. Finissons vite ce boulot et allons se réchauffer les miches au McDo du coin. Je rêve d’un Big Mac depuis ce matin. Il me faut de la calorie.
Jean revint vers le quatuor aux sonotones mal réglés, et leur assura que Pascal PRAUD viendrait à la seule condition que les informations vaillent le déplacement. Les visages de nos pépés s’illuminèrent à cette annonce, et ils conduisirent les émissaires de Pascal dans la boulangerie du village.
Jean fut agrippé par le bras et ne résista pas à la poigne du vieux René, dont il ne soupçonnait pas la vigueur. Il commenta le trajet comme il put, en expliquant à la caméra que les habitants chaleureux le conduisaient d’un pas étonnamment pressé dans les commerces avoisinants pour entendre les témoignages des locaux démunis face à l’arrivée de la menace islamiste dans leur contrée.
Chapitre 3 : Le quartier général des vieux fourneaux
Chapitre 5 : Mouloud ne boit plus de vin et ne mange plus de saucisse
La page dédiée à la nouvelle L’Homme qui n’aimait pas Pascal PRAUD.
